Les chiffres sont têtus : pour beaucoup, la grossesse rime avec accumulation de graisse sur les fesses. Mais le corps, loin d’être un simple calculateur de calories, suit une logique bien à lui. Derrière cette prise de poids ciblée, des processus complexes s’activent, souvent déconcertants pour celles qui souhaitent garder la main sur leur silhouette.
Gérer l’évolution de son corps pendant la grossesse, ce n’est pas une question de perfection, mais de choix éclairés et de gestes adaptés. Miser sur une alimentation variée, pleine de nutriments, et intégrer des activités physiques douces peut vraiment faire la différence. Marcher, pratiquer le yoga prénatal ou nager, voilà des options à la fois accessibles et respectueuses du rythme de la future maman et de son bébé. Ces routines n’ont rien d’anodin : elles travaillent la tonicité des muscles fessiers sans risquer la santé.
Pourquoi les fesses évoluent-elles pendant la grossesse ?
La grossesse bouleverse tout sur son passage. Impossible d’échapper aux modifications corporelles, surtout au niveau des fesses. L’organisme se transforme sous l’influence de fluctuations hormonales et morphologiques : le stockage des graisses s’accentue, et ce, de façon très localisée parfois.
Les hormones, véritables chefs d’orchestre, redistribuent les cartes. Les œstrogènes amplifient la mise en réserve de graisses ; la prolactine encourage la rétention d’eau. Résultat : la cellulite s’invite, notamment sur les fessiers.
Voici les principaux effets observés à ce stade :
- Cellulite : accentuée par les variations hormonales de la grossesse.
- Rétention d’eau : favorisée par la prolactine, elle s’intensifie chez de nombreuses futures mamans.
- Vergetures : la peau s’étire rapidement et marque plus facilement.
Les cellules graisseuses, ou adipocytes, se multiplient et se remplissent, ce qui explique l’augmentation du volume des fesses. Cette accumulation exerce une pression sur les petits vaisseaux sanguins et lymphatiques : le drainage des fluides ralentit, la peau d’orange devient plus visible.
Ces transformations, loin d’être une fatalité, peuvent être atténuées grâce à une hygiène de vie soigneusement adaptée. Adopter de nouveaux réflexes, mieux comprendre son corps, c’est déjà agir.
Des exercices ciblés pour limiter la graisse des fesses pendant la grossesse
Être enceinte ne signifie pas faire une croix sur tout mouvement sportif. Bien au contraire ! L’activité physique, adaptée à chaque étape, reste bénéfique pour la maman et l’enfant à venir. Elle aide à contenir la prise de poids et booste le moral.
Pour renforcer les fessiers, certains exercices sont particulièrement adaptés. Les squats sollicitent non seulement les fesses, mais aussi l’ensemble du bas du corps : sangle abdominale, périnée, cuisses, dos… Tout se met au travail. Un échauffement préalable reste incontournable pour éviter les blessures.
Les fentes offrent elles aussi un excellent moyen de raffermir les fessiers tout en musclant les jambes. Garder le dos droit, descendre doucement le genou arrière : l’exécution compte autant que la répétition.
Le pont, en position allongée, permet de cibler à la fois les fesses, les ischios jambiers et le bas du dos. En relevant le bassin, on sollicite plusieurs groupes musculaires, sans oublier le périnée, si précieux pendant cette période.
Voici un récapitulatif des exercices qui font la différence :
- Squats : travaillent fessiers, cuisses, dos, sangle abdominale et plancher pelvien.
- Fentes : renforcent fessiers, jambes et cuisses.
- Pont : muscle fesses, ischios jambiers, bas du dos, tout en activant le périnée et les abdominaux.
Pratiquer ces mouvements de façon régulière, et adaptée à son niveau, aide à préserver un équilibre entre activité et bien-être, sans forcer ni se mettre en danger.
Alimentation et hydratation : agir sur la prise de graisse
Ce que l’on met dans son assiette pèse lourd dans la balance, surtout pendant la grossesse. Un régime alimentaire structuré et varié garantit l’apport nécessaire au bébé tout en limitant le stockage de graisses superflues sur les fessiers.
Quels aliments privilégier ?
Voici les familles d’aliments à intégrer au quotidien pour soutenir l’organisme :
- Fruits et légumes : sources de fibres, vitamines et minéraux, ils soutiennent la digestion et limitent la constipation.
- Protéines maigres : poulet, poisson, légumineuses, tofu… Elles participent à la construction musculaire et au développement du bébé.
- Grains entiers : riz brun, quinoa, avoine… Pour une énergie progressive et une sensation de satiété durable.
Bien s’hydrater, un réflexe à adopter
La rétention d’eau s’invite souvent durant la grossesse, du fait de la prolactine. Pour la limiter, boire entre 1,5 et 2 litres d’eau chaque jour s’impose. Varier les plaisirs avec des tisanes ou des infusions non sucrées peut aussi aider. En revanche, sodas et boissons sucrées accentuent la rétention : mieux vaut les éviter.
Maîtriser les apports en sel
Le sel, consommé en excès, favorise la rétention d’eau. Mieux vaut donc assaisonner ses plats avec des herbes aromatiques ou des épices, et réduire la part d’aliments industriels, souvent trop salés.
Limiter les mauvaises graisses
Les graisses saturées, abondantes dans les produits industriels, les viandes grasses et les fritures, n’apportent rien de bon. Privilégier les graisses insaturées, huile d’olive, avocat, noix, soutient la santé cardiovasculaire sans alourdir la silhouette.
Adopter ces habitudes au quotidien permet de garder le contrôle sur la prise de graisse tout en restant en forme, pour soi et pour son bébé.
Des repères pour une hygiène de vie équilibrée pendant la grossesse
Un suivi médical régulier, un allié précieux
Le regard du médecin ou de la sage-femme compte à chaque étape. Ces professionnels accompagnent le suivi du poids, proposent des conseils concrets et personnalisés sur l’alimentation ou l’exercice. Ludivine Lacourt, sage-femme, rappelle : « S’appuyer sur leurs recommandations permet d’adapter son mode de vie à chaque besoin. »
L’activité physique, toujours sur-mesure
Continuer à bouger fait la différence, pour la maman comme pour l’enfant. Privilégier la marche, le yoga prénatal ou la natation permet de garder la forme sans prendre de risque. Quelques exercices ciblés sont à privilégier :
- Squats : renforcent fessiers, cuisses et dos.
- Fentes : musclent fessiers et jambes.
- Pont : tonifie fesses et ischios jambiers.
Bouger au quotidien, un réflexe à garder
La sédentarité s’installe vite, mais elle nuit autant à la maman qu’au bébé. Prendre le temps de marcher plusieurs fois dans la journée, ne pas rester immobile trop longtemps : ces gestes simples favorisent une meilleure circulation sanguine et limitent la rétention d’eau.
Prendre soin de sa peau
L’alimentation et l’activité physique ne font pas tout. Masser régulièrement les zones sujettes à la cellulite, hydrater sa peau avec des crèmes adaptées ou des huiles végétales, cela contribue aussi à préserver l’élasticité et à limiter l’apparition des vergetures. Un rituel qui fait du bien, au corps comme à l’esprit.
La grossesse transforme, bouscule, façonne. Mais chaque choix, chaque geste compte. Ajuster ses habitudes, c’est déjà reprendre la main sur ce que la nature orchestre. Et si, au fil des mois, les fesses prennent un peu plus de place, c’est aussi le signe d’un corps qui prépare l’essentiel : l’arrivée d’une nouvelle vie.


